Mon histoire (Chapitre 5)

#32 Pour encore et toujours t'apprendre à structurer une autobiographie đŸ—Łïž

Yo ! âœŠđŸŸ

Comme d’habitude, pour les nouvelles et les nouveaux de la bande voici le groupe privĂ© sur TĂ©lĂ©gram, oĂč chaque semaine nous effectuons des challenges pour progresser Ă  l’oral.

Tu verras ici quelques éditions classiques notamment le dernier chapitre de ma bio dont la présente édition fait suite :

Let’s goooooo !

INTRODUCTION

En ce moment, je suis sur un “mood” profondĂ©ment pensif.

Plus intense que d’habitude. Je me demande sincĂšrement si nous sommes rĂ©ellement au contrĂŽle de notre vie.

Enfin.. Les facteurs influençant nos agissements et nos dĂ©cisions sont tellement nombreux que l’on pourrait remettre en question ce sentiment de libertĂ©.

Actuellement, je me sens libre de t’écrire. Mais n’est-ce pas dĂ» Ă  la consĂ©quence de certains faits antĂ©rieurs ?

A force, je commence à penser que notre libre-arbitre est conditionné par notre passé.

Déconstruire ma vie ici, est une phase préliminaire vers la transformation.

Merci de me lire.

III. L’ASCENSION SOCIALE

Chapitre 1 - Le rapport à l’accent

Dans la culture congolaise, le fait de parler intelligiblement la langue Française Ă©tait signe d’Intelligence. Mes tantes et mes oncles, ou plutĂŽt celles et ceux que j’appelle « Tonton Â» ou « Tantine Â», ont grandi dans un ZaĂŻre sous la dictature de Mobutu Sese Seko. A cette Ă©poque, malgrĂ© la tyrannie politique, les universitĂ©s regorgeaient de ressources nĂ©cessaires pour exceller le niveau acadĂ©mique africain. Il est rapportĂ© que plusieurs individus de diffĂ©rentes nationalitĂ©s se rendaient dans les universitĂ©s congolaises dans les annĂ©es soixante-dix et quatre-vingts. L’enseignement au sein de ces Ă©tablissements Ă©tait fait en français belge.

La langue française est donc devenue le dĂ©terminisme pour savoir qui Ă©tait allĂ© Ă  l’école ou non.

Raison pour laquelle, nos aĂŻeux diront souvent par complexe lors d’une discussion intellectuelle sur divers sujets : Â« Moi j’ai fait les Ă©tiides Â» avec un accent bien affichĂ©. Dans l’autre sens, lors des affaires extĂ©rieures, ils vont souvent ĂȘtre dans la dĂ©monstration ostentatoire de leurs connaissances de la langue française. Souvent avec une technicitĂ© exagĂ©rĂ©e et une voix charmeuse.

Puis-je dire avoir un rapport familier Ă  l’accent du fait la provenance ethnique de ma communautĂ© familiale. Chez nous, on inverse les rĂŽles phonĂ©tiques entre la lettre « i Â» et « u Â», ainsi que le son « e Â» et « Ă© Â». Cela suscite souvent des rires et quelquefois de l’admiration, mais jamais de l’incomprĂ©hension. En effet, comparĂ© Ă  mes voisins sĂ©nĂ©galais ou guinĂ©ens dont le langage et l’accent composent souvent un obstacle Ă  la comprĂ©hensivitĂ© Ă©trangĂšre.

On dit de ceux qui font vibrer en nous une certaine nostalgie, qu’ils nous hantent parfois. Cela expliquerait mes imitations rĂ©guliĂšres de mes oncles lorsque je gronde ma fille ou que je tente de faire rire ma femme.

De plus, j’hĂ©rite de mes antĂ©cĂ©dents, un rapport amical Ă  l’oralitĂ©. L’exemple marquant qui me vient en tĂȘte pour justifier cela, est le dĂ©roulement des demandes de mariage dans la culture congolaise. Tout d’abord, il est demandĂ© Ă  l’homme d’adresser une lettre d’intention de mariage aux parents de la femme, accompagnĂ© de quelques offrandes. Ensuite, vient le moment de nĂ©gocier le montant de la dote. Cette partie est la plus théùtrale, pour chaque partie (famille de la femme et famille de l’homme) un orateur est dĂ©nommĂ© pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts des familles respectives. C'est toujours un instant d’euphorie, de rires et d’humour durant lequel toute l’extravagance comportementale est la bienvenue.

Chapitre 2 - Le rapport à la spiritualité

De confession musulmane, mes secrets adressĂ©s Ă  Celui que je considĂšre comme l’Absolue SupĂ©rioritĂ©, sont formulĂ©s en Arabe LittĂ©raire. Sans le savoir, par les rites et les pratiques coutumiĂšres, j’ai plantĂ© dans mon viatique langagier un Arbre arabique qui rĂ©gie mon sens de la diction. 

C’est une langue qui impressionne tant dans son Ă©criture que dans son parlĂ©. Ma dextĂ©ritĂ© dans l'Ă©vocation de cette langue ne se limite que dans un cadre religieux. Cela ne m’est pas possible d’avoir une entiĂšre conversation en la matiĂšre, si ce n’est par les formulations basiques comme « Ayna taskunu ? (Comment tu vas) Â» ou le vocabulaire que l’on apprend Ă  l’école pour dĂ©nommer des objets du quotidien.

Ce qui est cela dit intĂ©ressant sur le plan arabique pour mon cas personnel, est comme je le disais prĂ©cĂ©demment la diction. Par dĂ©finition la diction est une « maniĂšre de dire Â» (CNRTL), une Ă©locution. Les exigences articulaires que prĂ©sentent la langue arabe du « Ha Â» qui chauffe la gorge au « Qaf Â» qui interpelle le fond de la langue organique, il faut dire que l’arabe permet de mieux prononcer gĂ©nĂ©ralement.

Par ailleurs les rĂ©citations coraniques, m’octroient un rapport au rythme et Ă  la tonalitĂ© mĂ©lodieuse des mots. L’écriture de droite Ă  gauche apporte un sens de l’altĂ©ritĂ© et ouvre un champ vers un monde Ă©tranger. Pour avoir suivi quelques formations en neurosciences, l’usage de la partie faible de notre corps dĂ©veloppe les vertus crĂ©atives des hĂ©misphĂšres cĂ©rĂ©braux et stimule intellectuellement.

Socialement, aux vues de mon parcours non linĂ©aire et de mon identitĂ© regroupant plusieurs identitĂ©s, j’éprouve une aisance particuliĂšre Ă  attirer le monde autour de moi.

Chapitre 3 - Eloquence : aprùs la survie, l’existence sociale

AprĂšs avoir dialoguĂ© avec mes langues, j’aimerais interpeler mes langages dans le cadre de ma vie en France. ParticuliĂšrement une flexibilitĂ© que j’ai dĂ©veloppĂ©e selon l’entourage social [
].

En attendant la suite de mon autobiographie ! Fais-moi savoir dans le groupe privĂ© sur TĂ©lĂ©gram si le prĂ©sent mail t’a plu.

Pour rappel, gagne des points de réduction et des accÚs privilégiés en partageant RHETORICATOR à ton entourage.

N’oublie pas, voici ce qui s’offre à toi si tu souhaites aller plus loin :

A toi de te donner les moyens pour influencer le monde avec tes mots.

A trĂšs vite !

Chadrack Ilanga

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