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Mon histoire (Chapitre 4)
#31 Pour encore t'apprendre aÌ structurer une autobiographie đŁïž
Yo ! âđŸ
Comme dâhabitude, pour les nouvelles et les nouveaux de la bande voici le groupe privĂ© sur TĂ©lĂ©gram, oĂč chaque semaine nous effectuons des challenges pour progresser Ă lâoral.
Tu verras ici quelques éditions classiques notamment le chapitre 1 et 2 de ma bio dont la présente édition fait suite :
Letâs goooooo !
INTRODUCTION
DerniĂšrement, jâai interrogĂ© mes convictions.
Je le fais rĂ©guliĂšrement dâailleurs. Mais derniĂšrement, cela mâa troublĂ©.
Je rĂ©alise quâen lâabsence dâun travail de mĂ©moire, on peut vivre un mensonge.
Ce voyage autobiographique que je vous propose mâaide autant que cela tâaidera.
Qui es-tu ? Raconte-moi.
Voici un extrait de moi.
Lectuuuuuure !
CHAPITRE 2 - LâITINERAIRE DâUN BLEDARD
Sous-France juvénile
A la maison, ma mĂšre nous parle en Français pour nous former Ă demain. Cela dit, elle sâĂ©nerve en lingala et parfois en « portugais angolais ». Et elle prie souvent en anglais. Câest donc dans un cadre domestique multiculturel que mon identitĂ© de prĂ©-adolescent trouve quelques Ă©lĂ©ments signifiants pour son Ă©dification. GrĂące Ă ma sensibilitĂ© littĂ©raire et mes passions musicales, mon rapport au langage se diversifie.
Ce qui va vite embrouiller la construction de ma personne, ce sera la multiplicitĂ© des injustices sociales observĂ©es. Dois-je le rappeler ? Je mâappelle Chadrack Ilanga, 13 ans congolais, immigrĂ© et fils dâimmigrĂ©, vivant dans les quartiers dĂ©favorisĂ©s de France. Cela fait un moment que je suis en France. Du moins cela fait plus de la moitiĂ© de ma vie que je rĂ©side dans ce pays. Mais je suis tĂ©moin dâatrocitĂ©s sociales, entre la misĂšre, les violences et les blessures. Jâai surtout le sentiment dâĂȘtre lâobjet dâune stigmatisation constante. Pas de changements dĂšs lors, Ă la tĂ©lĂ© mes semblables sont toujours des clichĂ©s et lâabsence paternelle au sein de ma famille dĂ©boussole ma notion de lâexemplaritĂ©.
« On nous demande de nous intĂ©grer, et en mĂȘme temps on nous ghettoĂŻse. », jâĂ©coute lâalbum « Sur les chemins du retour » du rappeur Youssoupha. Et je commence Ă poser des mots sociologiques sur ces maux sociaux illogiques. LâappĂ©tence pour la langue française et la variĂ©tĂ© langagiĂšre, additionnĂ©e Ă mes constats, ont fait de moi tantĂŽt un artiste composant quelques Ă©crits musicaux et tantĂŽt un Ă©crivain improvisĂ©, qui dĂ©clamait ses pensĂ©es au travers de rĂ©cits.
Jâaffectionne alors un regard transversal et une attitude dâobservateur.
MarginalitĂ© sociologique, le sentiment dâappartenance contribue Ă la communautarisation des habitants. Et dans cet Ă©lan, une identitĂ© urbaine devient le socle de toutes nos diffĂ©rences. « Qui se ressemble, sâassemble ! », dit-on. Alors autant nous renfermer sur nous-mĂȘme et converger sur nos convergences avant de diverger sur nos dissemblances.

En troupe.
Inconsciemment, ces pĂ©riodes juvĂ©niles laissent lire dans mes propos quotidiens un langage controversĂ© allant aux antipodes des rĂšgles grammaticales. Les barbarismes et les punchlines font la gaietĂ© de ma crĂ©ativitĂ© rĂ©voltĂ©e. Le verlan que jâapprivoise me rĂ©conforte dans mon harmonie du dĂ©sordre. Je sens que ma psychologie est de plus en plus touchĂ©e. LâĂ©lĂ©gie de ma controverse peut se lire dans mes codes vestimentaires. Prendre le plaisir de prononcer quelques mots non-français dans les discussions avec mes potes du quartier, ne mâa pas empĂȘchĂ© de maintenir une certaine courtoisie envers mes aĂŻeux.
Par ce fait, je dĂ©veloppai une flexibilitĂ© cognitive, hĂ©ritage dâune mĂšre aventuriĂšre. Trouver les bons mots avec le langage respectable Ă©tait ce que je mettais en exergue dans les diffĂ©rents mondes contrastĂ©s que je cĂŽtoyais.
Je suis un aventurier.
III. LâASCENSION SOCIALE
Chapitre 1 - Le rapport Ă lâaccent
Dans la culture congolaise, le fait de parler intelligiblement la langue Française Ă©tait signe dâIntelligence. Mes tantes et mes oncles, ou plutĂŽt celles et ceux que jâappelle « Tonton » ou « Tantine », ont grandi dans un ZaĂŻre sous la dictature de Mobutu Sese Seko. A cette Ă©poque, malgrĂ© la tyrannie politique, les universitĂ©s regorgeaient de ressources nĂ©cessaires pour exceller le niveau acadĂ©mique africain. Il est rapportĂ© que plusieurs individus de diffĂ©rentes nationalitĂ©s se rendaient dans les universitĂ©s congolaises dans les annĂ©es soixante-dix et quatre-vingts. Lâenseignement au sein de ces Ă©tablissements Ă©tait fait en français belge.
La langue française est donc devenue le dĂ©terminisme pour savoir qui Ă©tait allĂ© Ă lâĂ©cole ou non.
Raison pour laquelle, nos aĂŻeux diront [âŠ].
En attendant la suite de mon autobiographie ! Fais-moi savoir dans le groupe privĂ© sur TĂ©lĂ©gram si le prĂ©sent mail tâa plu.
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A trĂšs vite !
Chadrack Ilanga
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