Mon histoire (Chapitre 2)

#29 Pour t'apprendre à structurer une autobiographie đŸ—Łïž

Yo ! âœŠđŸŸ

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Quoi qu’il en soit, la communautĂ© RHETORICATOR pousse vers le haut. Depuis la semaine derniĂšre, j’entame une sĂ©rie d’éditions introspectives oĂč je me dĂ©livre comme je ne l’ai jamais fait.

Une maniĂšre pour moi de te remercier de me lire chaque semaine.

Pour les nouvelles et les nouveaux de la bande voici le groupe privĂ© sur TĂ©lĂ©gram, oĂč chaque semaine nous effectuons des challenges pour progresser Ă  l’oral.

Tu verras ici quelques éditions classiques notamment le chapitre 1 de ma bio dont la présente édition fait suite :

Let’s goooooo !

INTRODUCTION

On a qu’une vie. Je suis pas d’accord.

On a qu’une mort.

J’en suis convaincu.

Surtout suite à ce que je vais te raconter ici. Un chapitre de ma vie arrivé précocement.

Finalement derriĂšre ce sourire, je vois des cicatrices.

J’espĂšre sincĂšrement que ces lettres alignĂ©s rĂ©sonneront en toi.

Lectuuuuuure !

CHAPITRE 1 (SUITE) - L’EXODE DE LA MODESTIE

La course Ă  la mort

Un flash rapide dans cet instant anecdotique. Je rentre de l’école dans une cĂ©lĂ©ritĂ© infantile. LoĂŻc Ă©tait plus rapide que moi, au point oĂč je ne le voyais plus Ă  l’horizon. Cela me dĂ©courage, je ralentis donc. Marchant lentement, tĂȘte baissĂ©e, j’arrive Ă  l’adresse du domicile. Je perçois LoĂŻc qui se cache sous un camion, son pied droit est visible. Cela me fait rire et je me prĂ©cipite vers lui [
].

ChĂšre Modestie, est-ce ton hystĂ©rie maladive qui a pris la vie de LoĂŻc si tĂŽt ? Voulais-tu me garder rien que pour toi ? A quoi bon sert d’avoir ceux que l’on aime Ă  nos cĂŽtĂ©s si eux-mĂȘmes ne sont pas heureux ? Dois-je te comprendre avant que tu comprennes mes incomprĂ©hensions ?

Un flash rapide dans cet instant anecdotique. Je rentre de l’école dans une cĂ©lĂ©ritĂ© infantile. LoĂŻc Ă©tait plus rapide que moi, au point oĂč je ne le voyais plus Ă  l’horizon. Cela me dĂ©courage, je ralentis donc. Marchant lentement, tĂȘte baissĂ©e, j’arrive Ă  l’adresse du domicile. Je perçois LoĂŻc qui se cache sous un camion, son pied droit est visible. Cela me fait rire et je me prĂ©cipite vers lui. Troublant de me voir l’appeler en secouant son pied qui me semble inerte.

Je suis confus, je ne comprends pas. C’est alors que je suis interpelĂ© par des cris de pleurs au dernier Ă©tage du bĂątiment d’en face. Mais je ne comprends toujours pas. [
] Le silence. Telle est la rĂ©ponse que l’on offre Ă  mes interrogations. Tout ce que j’entends, ce sont des phrases biaisĂ©es comme « C’est rien », ou bien « C’est la Vie ! ». Je dĂ©couvre alors un aspect culturel qui m’affectera silencieusement, les non-dits, et les tabous qui feront mes contentements perplexes.

Par ailleurs, l’absence de l’affection Ă©motionnelle dans le viatique langagier familial comme pour faire le deuil de l’Amour, Ă©teint en moi cette flamme passionnelle. Ce n’est que plus tard, que je comprendrai qu’effectivement un camion avait percutĂ© LoĂŻc.

Sur terre hexagonale

AprĂšs la traversĂ©e de toutes ces nations par des moyens de transport modestes, un jour ma mĂšre m’appelle avec Chelsea tandis que nous Ă©tions en train de jouer avec mon frĂšre et les amis du quartier. On monte dans une voiture, on m’enfile la ceinture. Quelques heures aprĂšs un sommeil concis de voyage, je nous vois Ă  l’aĂ©roport.

Tout avait l’air organisĂ©, ma mĂšre Ă©tait concentrĂ©e et ne parlait que trĂšs peu. Je regardais Chelsea, son regard ne m’inspire que perplexitĂ©.

On nous installe dans l’avion et j’ai comme voisin un « Homme blanc ». Ce n’est pas la premiĂšre fois que j’en croise un. Mais c’est une premiĂšre inĂ©dite de me sentir si proche d’un « Homme blanc ». Il avait la barbe blanche d’anciennetĂ©, dessinĂ©e par un sourire constant.

Il jouait avec moi, et malgré la dichotomie langagiÚre nos corps tentaient une communication universelle. Il me faisait rire. Il a incarné mon divertissement distrayant tout le long du voyage.

Un moment, j’indique du doigt ma peau et ensuite je fais un geste de nĂ©gation, et j’indique enfin du doigt sa peau pour lever le pouce avec un sourire. Cette scĂšne lui a laissĂ© bouche-bĂ©e. Cela en disait long sur les complexes qui ont affectĂ© le peuple auquel j’appartenais, et les effets mĂ©diatiques sur la considĂ©ration de soi. Le voleur c’est toujours le noir, le sauveur c’est souvent le blanc.

Le sida, c’est le noir, les prĂ©servatifs c’est le blanc. Les terroristes ce ne sont pas les blancs et les gardiens de la paix ne sont pas noirs. Dans les films, le premier mort, c’est le noir ; le dernier vivant c’est le blanc.

Ce sont avec ces brĂšches mentales que j’atterris sur une terre Ă©trangĂšre jugĂ©e paradisiaque par ceux qui n’y habitent pas. A l’aĂ©roport Roissy Charles De Gaulle, je dĂ©couvre un climat tempĂ©rĂ© qui me donne froid et pas qu’au dos.

C’est ma tante Bijou, qui nous escorte jusqu’à Noisy-le-Sec. Je fais la rencontre de mes cousins JaspĂ© et Emmanuel. Ils tentent comme ils peuvent de me parler en Anglais pour m’introduire Ă  ce nouveau pays qui composera un tournant manifeste dans ma destinĂ©e.

La France, le pays de la LibertĂ©. La libertĂ©, c’est le sentiment qui m’habite lorsque j’observe Emmanuel du haut de ses 2 ans en train de sauter sur le matelas de sa chambre. JaspĂ©, 7 ans, me fait sortir rĂ©guliĂšrement.

On joue au football avec les plus petits, les plus grands ou les plus gros du quartier. Une impression de vivre de nouveau cette enfance sud-africaine mais dans une dimension plus universelle.

En effet, ici, il n’y a pas que des individus Ă  la peau Ă©bĂšne. Je suis le nouvel ingrĂ©dient d’un melting-pot français, parmi des maghrĂ©bins, des Portugais, des yougoslaves, des tchĂ©chĂšnes, des ouest africains, des Turques, des ArmĂ©niens, des sri-lankais etc.

En attendant la suite de mon autobiographie ! Fais-moi savoir dans le groupe privĂ© sur TĂ©lĂ©gram si le prĂ©sent mail t’a plu.

Pour rappel, gagne des points de réduction et des accÚs privilégiés en partageant RHETORICATOR à ton entourage.

N’oublie pas, voici ce qui s’offre à toi si tu souhaites aller plus loin :

A toi de te donner les moyens pour influencer le monde avec tes mots.

A trĂšs vite !

Chadrack Ilanga

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