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Mon histoire (Chapitre 1)
#28 Pour t'apprendre à rédiger une autobiographie 🗣️
Yo ! ✊🏾
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Quoi qu’il en soit, la communauté RHETORICATOR pousse vers le haut. Et je souhaitais faire exceptionnellement une édition plus introspective. Pour que tu puisses me découvrir et connaître mon parcours de vie.
Une manière pour moi de te remercier de me lire chaque semaine.
Pour les nouvelles et les nouveaux de la bande, voici deux infos importantes.
La première concerne le groupe privé sur Télégram, où chaque semaine nous effectuons des challenges pour progresser à l’oral.
La seconde, est la communication de quelques éditions classiques pouvant te permettre de t’acclimater à ce que l’on apprend ici :
Let’s goooooo !
INTRODUCTION
A force de se confronter aux incertitudes du futur, on devient moins nostalgique.
Ainsi, je mets une grande parenthèse. Aujourd’hui.
Oui. Je veux te faire rentrer en immersion dans l’histoire de ma vie.

En mode Ado ! Ceci est un sourire forcé.
En plusieurs chapitres, je te propose une lecture autobiographique. Cela m’aidera pour entretenir cette flamme.
Et j’espère sincèrement que cela illuminera tes futurs jours.
Si tu veux un peu plus connaître de moi, lis ça !
AVANT-PROPOS
Une envie singulière d’appeler cette partie « Introspection » pour être fidèle aux apports de cet exercice diariste. De toute évidence, cette introduction est adressée à une personne qui m’est désormais précieuse par le fait de m’avoir donné le goût de m’observer par l’innutrition de l’écriture à l’instar d’un certain Michel de Montaigne.
Quelle est la destination de cet avant-propos ? Si ce n’est remplir cette page blanche dans l’objet d’exprimer une gratitude gracieuse. Tout en jouant de l’instrument de l’intrigue avec une note de fin mystérieuse. Merci. Un seul mot qui peut paraître inégal et insuffisant dans sa quantité. Cela dit, derrière chaque mot réside un sens, et également un sentiment.
Et lorsque ce sentiment dépasse l’intensité d’une expression verbale, il est préférable d’opter pour le silence ou la simplicité. Parfois les mots ne suffisent pas. Je vais me contenter d’écrire en toute spontanéité, et je vais aiguiser cette sincérité avec une rigueur affichée. Tenir un journal est au préalable une folie ou une bizarrerie. Une fois que l’on s’y met vraiment, cela devient une normalité. Une habitude ancrée dans notre quotidien, qui le soutient. Finalement, lorsque l’on tient un journal, c’est ce dernier qui finit par nous tenir.
« Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu'écrit la raison. Il faut demeurer entre les deux, tout près de la folie quand on rêve, tout près de la raison quand on écrit. » - André Gide
CHAPITRE 1 - L’EXODE DE LA MODESTIE
L’itinéraire d’un blédard devenu éloquent trouve sa phase initiale sur les terres congolaises dans le berceau de la demeure familiale. Dans les balbutiements et les zozotements, je suis témoin oculaire d’une culture dansante et optimiste. Les rayons du soleil traversent les fenêtres pour embrasser la pénombre domestique qui manque franchement d’électricité.
L’amitié homme-femme existe-t-elle réellement ? Je l’ignore. Tout ce que je sais c’est que ma première meilleure amie, Modestie, m’accompagne dans les péripéties martiales des premiers jours de ma vie. Je lui dois cette fidélité passionnelle et intemporelle.
Je suis témoin auriculaire d’une modestie langagière, résultante d’une historicité culturelle conditionnée par les invasions antérieures des colons, les génocides, la déliquescence académique et la pauvreté situationnelle. Elle-même qui explique la fugue de tout un peuple vers une destination inconnue.
La course à la vie
Motivée par les guerres qui éclataient au sein de sa terre natale, Lili, celle qui incarne la raison de ma vie, se doit de courir. Fuir.
C’est en Angola que ma mère se rend et se familiarise avec la langue des colons portugais. La flexibilité cognitive dont elle fait preuve par instinct de survie est une ressource qu’elle fera hériter à toute une postérité dont je serai le premier concerné. Tel un virus, la guerre au Congo se propage et déborde géographiquement. Par crainte d’assister à un nouveau marasme, notre prochaine destination sera l’Afrique du Sud.
Mes deux premières bougies sont d’ores et déjà soufflées lorsque la Vie m’octroie la capacité à parler. Mes premiers mots se nourrissent de la multiculturalité environnementale. D’ici, ma mémoire m’informe que ma langue natale est l’Anglais. Du moins un Anglais « africanisé » qui pratique avec excellence le roulement des « r » comme le ferait un autochtone espagnol, sans omettre l’intonation alambiquée qui accompagne la sincérité des dires. « Chadrack, don’t do that ! » disait-elle, comme une réminiscence de l’antériorité qui fait écho dans ma conscience présente, pour me rappeler le grand bêtisier que j’étais.

Ma mère seule devait gérer un garçon turbulent dont la témérité trouvait ses sources dans les disputes parentales d’autrefois, lorsqu’il était encore dans un état embryonnaire. Dynamique, vif et sagace, le Chadrack du haut de ses quelques années, était un « troublesome ».
Chère Modestie, tu m’as affirmé ton existence dans les lieux au sein desquels ma famille et moi avions vécu.

Ce beau quartier à Prétoria, ville abritée par un pays vivant les crépuscules d’une longue ère de ségrégation. Ses blessures fraîchement cicatrisées nous ont fait comprendre la ghettoïsation sociale. Nous avons vite compris l’hétérogénéité des origines ethniques ainsi que l’homogénéité de la situation sociale des grandes familles composant notre voisinage.
Marginalité sociologique, le sentiment d’appartenance contribue à la communautarisation des habitants. Et dans cet élan, une identité urbaine devient le socle de toutes nos différences. « Birds of a feather flock together ! », dit-on. Alors autant nous renfermer sur nous-même et converger sur nos convergences avant de diverger sur nos dissemblances. C’est exactement ce que j’ai mis en pratique en tissant une relation amicale avec Loïc, 3 ans. Également camarade de classe dans cet établissement où nous nous rendions au quotidien.
La chaleur climatique du pays et la solidarité qui régnaient au sein de nos bâtiments faisaient la gaieté de notre enfance. Entre les fameuses sorties familiales dans les parcs verts respirant la pureté naturelle. Les pique-niques sous l’air chaud et les matchs de football entre grands rêveurs. Je nous revois crier « GOOAAAL » tout en imitant la célébration d’El Phenomeno quand l’un de nous réussissait ce geste acrobatique pour faire franchir ce ballon en plastique sur la ligne de but dessinée à la craie.

Des moments de joie, beaucoup. Et quelques fois des souvenirs un peu moins drôles…
La course à la mort
Un flash rapide dans cet instant anecdotique. Je rentre de l’école dans une célérité infantile. Loïc était plus rapide que moi, au point où je ne le voyais plus à l’horizon. Cela me décourage, je ralentis donc. Marchant lentement, tête baissée, j’arrive à l’adresse du domicile. Je perçois Loïc qui se cache sous un camion, son pied droit est visible. Cela me fait rire et je me précipite vers lui […].
To be continued.
En attendant la suite de mon autobiographie ! Fais-moi savoir dans le groupe privé sur Télégram si le présent mail t’a plu.
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A toi de te donner les moyens pour influencer le monde avec tes mots.
A très vite !
Chadrack Ilanga
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