Comment mieux improviser ?

#37 Pour savoir accueillir la spontanéité de l'instant 🗣️

DYo ! ✊🏾

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Sans m’en lasser, je remercie toute la communauté RHETORICATOR. Vous êtes chaque jour plus nombreux que le veille. Je suis totalement reconnaissant sachant que le concept a été créé il y a à peine 1 an. Merci !

Pour la nouvelle ou le nouveau de la bande, voici deux infos importantes pour toi :

La première concerne le groupe privé sur Télégram, où chaque semaine nous effectuons des challenges pour progresser à l’oral.

La seconde, est la communication de quelques éditions classiques pouvant te permettre de t’acclimater à ce que l’on apprend ici :

Il y a de quoi apprendre !🧠 

INTRODUCTION

Un jour, un étudiant m’a posé la question.

“Monsieur, comment fait-on pour improviser ?”.

Je lui répondis :

“Comment as-tu fait pour poser cette question ?”

La promesse de cette édition est simple : savoir improviser pendant un discours.

Nous allons volontairement aller aux antipodes des croyances conventionnelles.

Accroche-toi à ta ceinture, on décolle !

1. Penser en silence

Le silence est perturbant. Lorsqu’on ne souhaite pas l’entendre.

Il renvoie à un vide intérieur ou à un broie illusoire.

Mais lorsqu’on accepte son existence, il offre une source d’inspiration.

Penser en silence revient déjà à déconstruire ses peurs face à ce son inaudible.

Pour cela, il est judicieux d’avoir une conversation intérieure sincère. Par “sincérité”, j’entends :

  • Entendre les émotions qui nous traversent l’esprit à l’instant même du discours

  • Ne pas cacher à son auditoire, la moindre lueur de doute (au contraire, en jouer est une force)

  • Rester dans une posture assertive (ne pas chercher à montrer plus que ce que l’on est)

  • En cas d’oubli, de trou ou d’égarement, jouer la carte de la transparence sous une forme non dramatique

Ex : “Oulah, j’ai bien l’impression que je m’égare dans ce que je dis. Mais je vais me retrouver.”

L’un des improvisateurs les plus remarquables encore vivant est Marc Bonnant.

Marc Bonnant - Avocat Pénaliste

Par le biais de ses prises de position polémiques et une personnalité assez “borderline”, il se présente comme un être solitaire qui sait convaincre les foules.

En ce sens, il accueille ce sentiment de solitude sans frémir. J’ai noté qu’il ne fait pas plus de 5 secondes sans placer un silence d’au moins 1,5 seconde. 

Il puise toute sa créativité démonstrative, dans ces multiples pauses.

Une qualité d’orateur que je perçois en lui est ce détachement total du regard des gens sur lui.

Il aime divertir. C’est en cela que l’on peut s’attacher à lui malgré tout.

2. Réfléchir en parlant

Attention ! Ecarte ce que tu as pensé en lisant l’intitulé de cette partie.

Cela ne rentre pas en contradiction avec tout ce que je vous dis jusque-là.

Réfléchir en parlant revient à parler instantanément de ce qui se forme dans notre tête. 

Ex : “Je me suis demandé hier, ce que j’allais vous dire aujourd’hui. Et aujourd’hui, me voici devant vous et je ne sais toujours pas..”

Accueillir l’instant dans toute sa spontanéité, sans chercher à faire taire le doute et l’incertitude.

Cette action est possible avec la maîtrise de la digression.

Cette figure de rhétorique désigne le fait de se lancer sur un développement n’ayant aucun lien intrinsèque avec le propos de base d’un discours.

Ceci est une conférence de Marc Bonnant sur l’avocature.

A partir de 12’40, Marc Bonnant fait malgré lui une digression de plus de 7 min où il aborde des sujets divers.

Il aiguise son improvisation malgré lui.

La preuve en est ici, qu’il fait preuve de transparence car sa digression porte sur l’importance de la digression.

Comme dit sur la première partie, il accepte et accueille l’inspiration soudaine. Il tente d’en faire quelque chose.

La maîtrise arrive à force de se mettre dans de telles situations d’improvisation.

3. Banaliser les répétitions

En ayant vu l’anaphore et l’épiphore dernièrement (clique ici), nous avons mis le doigt sur une technique : la répétition.

Ici, j’aimerais que l’on se mette dans l’optique d’une improvisation. Ainsi, comprenons que la répétition peut prendre 3 formes :

  • La répétition grammaticale qui est le fait de reprendre les mêmes paroles

  • La répétition stylistique étant le simple fait de reprendre le même propos (revenir sur un même sujet mais en changeant les paroles)

  • La répétition d’un mot ou d’une expression

Sur la dernière forme, nous pouvons parler de deux figures de rhétorique.

L’anaphore, si la répétition est en début de phrase.

L’épiphore, si celle-ci est à la fin. 

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Ca va c’est simple ?!

Dans l’élan de l’improvisation, répéter revient à avoir des appuis prévisibles pour faire “chauffer le moteur”. Une manière d’alimenter sa créativité.

Tenter de prendre la parole, c’est prendre le risque de se tromper.

Mais se tromper, peut s’anticiper par les silences, la répétition et la transparence.

En attendant la semaine prochaine pour une autre édition ! Fais-moi savoir dans le groupe privé sur Télégram si le présent mail t’a plu.

Pour rappel, gagne des points de réduction et des accès privilégiés en partageant RHETORICATOR à ton entourage.

N’oublie pas, voici ce qui s’offre à toi si tu souhaites aller plus loin :

A toi de te donner les moyens pour influencer le monde avec tes mots.

A très vite !

Chadrack Ilanga

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