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Quels sont les 10 plus beaux conseils en Art Oratoire ?

#10 Pour être le n°10 dans toutes vos prises de parole 🗣️

Yo ! ✊🏾

La communauté RHETORICATOR, merci ! Nous arrivons déjà la 10ème édition de ces mails hebdomadaires. A cette occasion, un format exceptionnel t’attend par la suite. En attendant, je t’invite fortement à lire ces sujets qui ont été fortement appréciés :

INTRODUCTION

Le numéro 10 est certainement mon chiffre préféré. Il représente à la fois le leader sur le terrain, comme la perfection dans un résultat.

Je prends beaucoup de plaisir à t’écrire chaque semaine, et j’aimerais vraiment te le montrer dans cette édition.

Marquons le coup avec les 10 plus grands conseils que j’ai pu recevoir dans mon parcours d’orateur.

De simples phrases peuvent changer toute une vie. Honneur à tous ces mentors que j’ai rencontré sur mon petit chemin. C’est avec une grande pensée envers vous tous que je rédige cela. Votre générosité m’a nourri, et votre intelligence m’a éclairé.

Si toi aussi, tu veux devenir une personne maîtrisant l’Art Oratoire dans toute sa splendeur. Lis ça !

1. Parle aux gens comme s’ils avaient 10 ans

Lorsqu’on va du postulat que tout le monde sait, on ne fait pas l’effort d’expliciter nos propos. Ainsi, le fait de parler aux gens comme s’ils avaient 10 ans nous invite à avoir une posture plus réflexive dans nos dires. En termes d’argumentation, cela incite à chercher une profondeur et une précision de langage.

Mais aussi, de cette recommandation, j’apprends que les grands orateurs savent simplifier ce qui est complexe. Effectivement, l’une des conditions primaires de l’impact est bien la compréhension de l’auditoire. Pour ce faire, plusieurs techniques illustratives existent dans la Rhétorique :

  • Raconter une histoire pour faire comprendre une leçon délicate

  • Prendre des analogies pour expliquer le rapprochement entre deux concepts hétéroclites

  • Donner des exemples clairs pour rendre tangible des notions abstraites

  • S’appuyer sur des faits d’actualités pour expliciter une pensée philosophique

Parler aux gens comme s’ils avaient 10 ans, c’est loin d’être condescendant. Au contraire, c’est tendre la main à l’autre intellectuellement et émotionnellement.

2. Le silence est ton meilleur ami lorsque tu parles

L’aposiopèse. Il est certainement la figure de rhétorique que je recommande à tous mes clients et étudiants.

L’aposiopèse désigne le fait de s’arrêter brusquement en plein discours. En d’autres termes, c’est la pratique régulière des silences. La transposition de la culture écrite dans la culture orale, nous laisse croire des faussetés. Comme par exemple, considérer que ne pas parler durant sa prestation orale reviendrait à avoir un “blanc” ou “faire page blanche”. Du tout !

Nous devons reconsidérer la force du silence dans nos conversations. Et de manière générale, dans toutes les prises de parole en public, les silences ont plusieurs fonctions :

  • Assurer les transitions des différentes phases de ton discours

  • Apporter de l’importance aux derniers propos formulés

  • Mettre de l’intrigue et installer une tension sur l’auditoire

  • Se donner personnellement le temps de réfléchir calmement

Le bruit se tait lorsque le silence parle. Tout cela pour dire que si tu fais des silences un son à éviter, c’est peine perdue. Pour la simple et bonne raison qu’il est omniprésent.

3. Les gens s’en foutent de ta perfection et de tes imperfections

Ce conseil m’a réconforté dans des moments où le regard des gens avait un poids considérable sur moi. Ces instants où le doute ne contribue pas tellement au dynamisme intellectuel. Au contraire, il apporte une paralysie psychique ne permettant pas une performance extraordinaire.

Le syndrome de l’objet brillant traverse l’esprit de toute personne souhaitant atteindre un parcours parfait. Mais si je dois vraiment être sincère avec toi ? La perfection c’est ennuyant car c’est linéaire et téléphoné. L’auditoire cherche toujours à s’identifier à celle ou celui qu’il écoute. Et pour cela, il recherche un être parfaitement perfectible.

De tes bégaiements, à tes hésitations ou tes moments de réflexions, le public s’en fout. Tout ce qu’il demande, c’est que tu sois suffisamment convaincu de ce que tu racontes.

4. Le stress c’est l’écart entre ce qui est prévu et ce qui est vécu

L’un de mes mentors avait pour habitude de me répéter cela. Depuis, je comprends la nécessité d’une préparation modérée. Une modération qui n’est pas située dans l’effort ou la répétition d’actions, mais dans la projection vers le jour J. Quelque part, la loi de Murphy nous foudroie toujours. Tout ce que nous prévoyons de faire ne se passe jamais comme tel. Ainsi, il est nécessaire de dédramatiser lors d’un oubli.

En gros, stresser avant une performance, c’est normal car elle nous est encore inconnue. Mais plus on s’entraîne en variant les situations, le jour J nous allons être prêt à ne pas être prêt. En conditionnant son esprit à l’imprévisibilité de la réalité et l’instantanéité, on accroit une adrénaline en nous qui annonce un bon moment.

5. Sans intention, il n’y a pas d’impact

Rien ne sert de discourir, si l’intention du discours n’est pas claire en nous. Cette règle s’applique aux improvisateurs comme aux paroliers. Ce conseil m’a appris à me concentrer sur la notion du message avant même d’ouvrir ma bouche. Dans la première édition, nous avons insisté sur l’importance du message (tu peux le lire ici).

On ne parle pas dans un autre but que le but de ce pourquoi on parle.

S’il est vrai que la reconnaissance demeure une addiction pour des personnes, l’orateur doit totalement s’en guérir. Ce ne sont pas les applaudissements ou les rires qui nourrissent ce dernier. C’est l’accomplissement de sa mission : faire passer le message.

6. Sujet Verbe Complément

Faire des phrases courtes. Chercher dans la simplicité dans la formulation de ce que l’on dit. Revenir aux bases des bases. Ce sont des actions que je tente de faire malgré moi. J’ai eu pour habitude de faire des phrases longues et parfois, volontairement complexe. Le fait de revenir sur cette logique élémentaire “Sujet-Verbe-Complément”, m’a recadré.

Cela fait écho au conseil précédent. En effet, un être dont le cœur se nourrit essentiellement de l’admiration des gens, tentera de faire des tirades et phrases alambiquées. Or, celui qui se concentre sur son intention, aura le soucis de la transmission et corrélativement, avec une manière simple.

7. Les mots à plus de 3 syllabes

Comprenons ici, l’importance d’enrichir son vocabulaire. Durant une formation observée, j’ai réalisé que le fait d’avoir sur son viatique langagier des mots à plus de 3 syllabes est extraordinaire. Cela permet de substituer des mots simples par leur synonymes.

Ex : Au lieu de dire “faire”, employer le mot “effectuer”

Au-delà de ça, à l’oral cela apporte du rythme à nos dires. En effet, la multiplication des syllabes donne l’impression d’un processus très délicat pour parler. Mais, qui présente une sonorité agréable et entraînant.

Pour enrichir son vocabulaire de la sorte, rien de mieux que de s’entretenir avec le Dictionnaire au moins une fois par semaine.

8. Les émotions mettent en mouvement

Nous avions vu que la persuasion n’était pas seulement le fait d’argumenter en passant par les émotions (édition en question ici). Nous avons surtout insister qu’elle désignait le fait de “mener une personne à” faire quelque chose.

De ce fait, j’ai appris que les fonctions d’un discours émouvant ne se concentre pas sur l’émotion. Il est toujours au service du message qui nous est propre. En gros, les émotions que l’on intente de susciter sur l’auditoire, sont des moyens subtils de mener notre public à faire ce que l’on souhaite qu’il fasse.

Loin des concours d’éloquence où chaque candidat exagère de cette irrationnalité. Le fait d’avoir une dimension pathos, est une indispensabilité pour servir le logos et l’ethos. Comprenons alors que l’orateur ne fait pas pleurer, rire ou peur juste pour le plaisir de ces émotions. Il le fait pour faire réfléchir différemment. Ainsi, il doit incarner beaucoup d’émotions tout en restant explicite sur ses propos logiques et raisonnés.

9. La forme corrobore le fond

J’ai souvent décrié cette définition apportée sur la congruence. Elle considère être la jonction entre ce que fait, dit et pense l’individu qui parle. Or, je suis convaincu que ça ne l’est pas. La subtilité encore une fois, se pose sur l’intention. Car la corrélation entre ces trois actions de l’orateur, ne devrait pas être linéaire. En effet, cela annulerait toute forme d’ironie ou de sarcasme où le principe est justement de faire un contraste entre ce que l’on fait, dit et pense.

Ainsi, la congruence est selon moi, l’alignement intentionnel de ces trois actions. C’est de là, que je peux développer sur le conseil n°9 : la forme corrobore le fond. Le verbe est bien choisi, il n’est pas question de mettre en opposition le fond et la forme.

La forme de ton discours repose principalement sur ta communication non-verbale (image, gestuelle, posture etc.) et paraverbale (voix, intonation, diction, débit). Ces deux formes de communication se présentent comme des leviers amplificateurs de la communication verbale (mots, fond du discours). Il faut être congruent en ce sens : prendre en considération l’importance des mots par un corps et une voix qui les soutiennent.

10. Le début et la fin d’un discours ne s’annoncent pas

Ce qui va de soi ne s’énonce pas.

Lorsqu’un individu prend la parole et se sent obligé de dire “Bon, je vais commencer”, vous pouvez d’ores-et-déjà ressentir un manque de conviction. De même pour le “Pour finir, j’aimerais dire que…”. Ces deux phrases relèvent des métadiscours : le fait de faire un discours sur un discours.

Ils sont problématiques car ils apportent une distance psychique entre l’orateur et ce qu’il dit. Si ce dernier s’est senti obligé d’annoncer son début et sa fin, c’est qu’il n’en est pas sûr. Et si l’exorde et la péroraison ne sont pas suffisamment distingués, alors que dire de ce qu’il y a entre eux ? Pour savoir comment palier à cette problématique, je te remets ici deux éditions qui t’aideront à impacter dès le départ et à convaincre dès la seconde qui suit ton discours :

En attendant la semaine prochaine pour la onzième édition sur l’ironie ! Fais-moi savoir dans le groupe privé sur Télégram si le présent mail t’a plu.

Pour rappel, gagne des points de réduction et des accès privilégiés en partageant RHETORICATOR à ton entourage.

N’oublie pas, voici ce qui s’offre à toi si tu souhaites aller plus loin :

A toi de te donner les moyens pour influencer le monde avec tes mots.

A très vite !

Chadrack Ilanga

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