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Les 10 étapes pour se préparer mentalement à un oral (part 1).
#18 Pour se mettre en bonne condition 🗣️
Yo ! ✊🏾
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Yé yé yé !
Merci pour la constance et la rigueur que chacun accorde à ces conseils hebdomadaires. Aujourd’hui, je me sens particulièrement léger d’esprit. Les statistiques satisfaisantes de nos dernières productions, réconfortent toute mon équipe et moi sur l’utilité des sujets abordés.
Si tu viens tout juste de nous rejoindre, bienvenue ! Et j’ai deux infos pour toi.
La première concerne le groupe privé sur Télégram, où chaque semaine nous effectuons des challenges pour progresser à l’oral.
La seconde, est la communication de quelques éditions classiques pouvant te permettre de t’acclimater à ce que l’on apprend ici :
Il y a de quoi s’occuper ! 🧠
Sans plus tarder, commençons cette 18ème édition.
INTRODUCTION
“Chadrack, comment prépares-tu tes discours ?”
A cette question, je me sens confus. Pourquoi ? Avec l’expérience, j’ai longtemps eu le sentiment que je ne le faisais pas vraiment.
Oui.
“Je ne prépare pas mes discours.”
C’est ce que je pouvais répondre naïvement en misant tout sur mon talent. Et à chaque fois, ça percutait ! Avec support ou pas, avec des contraintes de temps ou pas. Bref, j’étais confiant.

“Comment il se la pète celui-là !”
Mais.
J’ai pris le temps de sincèrement m’observer. Très rapidement, j’ai identifié des similarités comportementales qui précédaient toujours mes prises de parole. Aujourd’hui, je vais t’en faire part en deux parties.
Dans un premier temps, nous verrons les 5 premières étapes. Avant d’aborder les 5 autres la semaine prochaine.
Si tu as besoin d’avoir un plan clair pour préparer tous tes oraux, voici la recette !
1. Accueillir une phase de pensée divergente
Trop d’options éprouvent le choix, dit-on. Mais sans options, le choix est dévalorisé.
Et que dire alors du choix d’un discours ? Ceci est tellement vaste. Prenons bien le sens discours dans toutes ses formes :
qu’il soit interactifs avec un petit nombre personnes (ateliers, discussions importantes, formations, réunions)
qu’il soit à durant un monopole de parole (discours de cérémonie, concours d’éloquence, prestation scénique)
Le choix devient vite une phase stressante. Parce que lorsqu’on a l’embarras du choix, on se sent submergé. Et pourtant… Rien ne sert de courir.
Dans un premier temps, autant évoquer et accueillir toutes les possibilités. Tel est ce par quoi on désigne la pensée divergente. Le théoricien Joy Paul Guilford a penché ses études sur la créativité pour découvrir cela.

Joy Paul Guilford (1897-1987)
Selon ses observations, il y a indispensablement deux phases avant même de pouvoir créer :
une première phase qui est divergente, soit le processus durant lequel le sujet imagine le maximum d’idées
une seconde phase qui est analytique, soit l’instant où ce dernier accorde un regard critique sur les idées
Par là, insistons sur la démarche protocolaire. La phase 1 avant la phase 2. Toujours !
Ainsi, peu importe les prises de parole, j’explore les champ des possibles. Et ceci, sans sentiment d’urgence. Selon le contexte, il y a plusieurs points sur lesquels s’appuyer.
Ex : Durant un concours d’éloquence, c’est faire la visite de la polysémie (à plusieurs définitions) de chaque mot de la problématique donnée.
Retiens surtout, que je ne m’empresse pas de faire un choix tout de suite.
2. Déterminer clairement la finalité de son discours
Ensuite vient ce qui est, selon moi, la phase la plus importante.
Dès la 1ère édition (que tu peux lire ici), j’ai insisté sur la prépondérance du message sur le discours. Loin d’en faire un objet de dualité, nous avions vu un rapport de fécondité. En ce sens, c’est le message qui crée le discours.
C’est pourquoi, je me pose et je prends le temps de composer la fameuse phrase qui constituera mon message.
“En une seule phrase, qu’est-ce que j’aimerais communiquer à l’auditoire ?”
J’y réponds de la manière suivante : “Je veux parler de (sujet/thème) pour faire comprendre que (message).
Je soumets ensuite la réponse à la méthode des “5 pourquoi”. Je me pose 5 fois la question “pourquoi”, afin d’identifier solidement la raison la plus profonde de mon discours.
Exemple extrait de la 1ère édition :
“Je veux parler de mon rapport délicat aux concours d’éloquence (sujet) pour faire comprendre que l’éloquence ne se résume pas qu’aux concours (message).”
Pourquoi ? Parce que l’éloquence est avant tout l’art d’exprimer qui l’on est, aux dépens de vouloir gagner sur l’autre.
Pourquoi ? Parce que lorsqu’on veut gagner, on substitue notre authenticité à une superficialité comportementale.
Pourquoi ? Je ne suis pas d’accord que l’on procède par des stratégies pour plaire au public et pour convaincre le jury.
Pourquoi ? Parce que l’on devrait s’attacher à faire passer un message qui nous ressemble et qui révèle notre singularité.
Pourquoi ? Parce que je ne connais pas de critères suffisamment objectifs pour juger des singularités.
En déterminant clairement la finalité de mon message, j’aiguise mon intention. Ceci me met en condition pour la suite.
3. Conscientiser les enjeux de la performance
Il me faut ensuite prendre la température.
Je ne peux jamais m’empêcher de vouloir des informations sur le contexte de la prise de parole (événement, lieu, nombre de personnes, type de public, etc.). Loin d’être dans l’appréhension, je le fais pour mesurer les enjeux de la performance.
Maintenant, quelques précisions sont nécessaires pour saisir cette étape.
Tout d’abord, il est important de faire la distinction entre l’objectif et un enjeu. Tandis que l’un détermine l’articulation d’une finalité, l’autre va plus loin.
En effet, l’enjeu soulève l’hypothèse de l’atteinte ou non de l’objectif. De là, il montre des éventualités de conséquence. Ceci a tendance à créer un sentiment d’urgence ou d’excitation (selon votre processus cognitif).
Exemple :
Une patronne d’une start-up indique à ses collaborateurs leurs nouvelles ambitions.
“Nous devons absolument faire plus de 1,8M d’euros de CA à la fin de cette année”.
Ceci est un objectif quantitatif et bien temporalisé.
“Si nous arrivons pas, l’entreprise fermera.”
Ceci est un enjeu tourné de manière négative.
“Mais si nous atteignons cela, vos salaires seront augmentés de 10%, et quelques surprises vous attendront.”
Ceci est un enjeu tourné de manière positive.

C’est claire, non ?
J’essaie de saisir les enjeux pour que le discours réponde à cela. Par ailleurs, c’est ce qui me permettra d’anticiper sur l’ambiance que je souhaiterais instaurer selon la taxonomie de CHADRACK (lire l’édition 1 ici qui en parle en détails).
4. Structurer sans rien rédiger, juste dessiner
Il est maintenant temps de penser au corps de mon discours. Je dis bien “penser”.
Je ne rédige pas, je dessine sous forme de Mindmap les différents points que je souhaite aborder.
En faisant cela, je ne laisse pas ma conscience se figer. Ainsi, je m’autorise des rectifications s’il le faut, sans culpabiliser.
Concernant la structuration, voici les questions que je me pose pour l’édifice de mes prestations :
Quel est l’exorde (première partie d’un discours) le plus pertinent pour ce contexte ?
Comment terminer clairement pour faire comprendre mon message ?
Quelles sont mes 3 affirmations les plus solides ?
Il y a-t-il des histoires personnelles (ou non) que je pourrais inclure avant d’avancer mes affirmations ?
Une citation pourrait-elle accentuer l’impact de mon discours ?
Ensuite, je me mets en marche !
5. Répéter avec les connaissances antérieures
Prendre la parole en public est une action avant même d’être un art. Raison pour laquelle, il ne faut pas s’attarder à se mettre en action rapidement.
En improvisation ? Oui totalement. Avec comme seul support, mon bout de papier plein de flèche allant dans tous les sens.
Rassures-toi, il n’y a pas de risque. Personne ne te voit. C’est ce moment, où tu expérimentes les premières tentatives de ton discours.
Au début, cela va certainement ressembler à rien. Mais à force de répétitions, tu vas commencer à développer des schèmes qui solidifieront tes autres essais.

Gérard Vergnaud (1933-2021)
(J’ai la chance d’avoir rencontré l’une de ses disciples en la qualité de Directrice de thèse !!)
Gérard Vergnaud, un scientifique français reconnu à l’international, explique que les schèmes désignent la réorganisation mentale de l’individu qui est dans une situation déterminée.
Par cela, il démontre un phénomène d’intelligence propre à chacun. Il atteste, quelque part, d’une force cognitive nous permettant de trouver des solutions aux problèmes confrontés.
Et tu as absolument besoin de te mettre en situation pour ensuite :
faire le tri sur tes connaissances personnelles et ce que tu dois apprendre
développer une mémorisation spontanée de la structure de ton discours
explorer des variantes de performance de ton discours
rédiger mentalement le fil conducteur de ton discours
te faire gagner en confiance
Au fait, je te suggère d’accorder au total 4.16666667 heures (étalées dans ton quotidien) pour la répétition.
Exemple : Cela équivaut à 50 répétitions si c’est pour un discours de 5 min.
Tu l’auras compris, on ne chôme pas ici !
La répétition mène à la conviction, la conviction mène à la maîtrise.
En attendant la semaine prochaine pour la suite de cette édition ! Fais-moi savoir dans le groupe privé sur Télégram si le présent mail t’a plu.
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A toi de te donner les moyens pour influencer le monde avec tes mots.
A très vite !
Chadrack Ilanga
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